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Une recette familiale

Mon automobile était stationnée sur une place proche d’une camionnette rouge ; j’avais mémorisé ce point de repère, mais je ne le retrouvais pas. J’étais passé dans un grand supermarché pour acheter en poulet et en pommes de terre. Je recevais un couple d’amis, et j’ai toujours aimé cette recette simple et efficace. Elle allie la simplicité et le goût. Bien sûr, je persille les légumes, j’ajoute de gros oignons, je parfume la viande avec des aromates. J’ai peu de connaissances en cuisine, mais je sais très bien faire le poulet rôti. Avec ma grand-mère, j’ai appris le temps de cuisson de ce volatile. Elle m’a aussi enseigné l’art de l’arrangement entre les épices et les herbes. Farcir l’animal avec ses abats, déposer un bouquet garni au fond du plat, ce sont quelques-unes des astuces que j’ai apprises avec elle. 

Lorsque j’ai invité Marthe et Daniel, j’ai tout pensé à ce mets comme plat principal pour notre souper. Je leur ai demandé s’ils l’appréciaient ; ils eurent l’air très content, tous les deux, de goûter à ma recette de famille. Je ne pouvais pas changer de menu, puisque je m’étais engagé à le réaliser. J’avais promis que je créerais aussi des gougères surprises pour l’apéritif. À l’intérieur, je mets des échalotes revenues dans du miel, ou encore un petit morceau de foie gras et de la confiture de figues, ou bien des tomates confites mixées avec de l’ail cuit au four, dans la sauce de la viande rôtie. J’adore confectionner des petites bouchées apéritives, qui mettent en appétit sans l’enlever. Comme j’avais les bras chargés, j’avançais avec difficulté tout en pensant au menu du soir.

J’avais un Examen Dentaire Boisbriand, de prévu cet après-midi-là, et j’étais passé voir ma sœur. Elle venait d’ouvrir sa boutique et j’avais pu constater que les clients s’y bousculaient déjà. J’avais commencé à faire mes courses tard et je craignais que la cuisson des différents mets ne prenne beaucoup de temps. J’avançais sur l’aire de stationnement, sans voir mon auto. Tout à coup, je me suis souvenu que j’avais pris celle de ma conjointe. Elle était partie en déplacement pendant quelques jours et je lui avais emprunté son véhicule, suite à sa demande. Elle avait entendu des bruits inquiétants quand elle conduisait. J’avais, plus ou moins, compris ce qui était à réparer. J’en étais là de mes réflexions quand je vis, enfin, l’automobile. J’avais mis plus de dix minutes à la retrouver.

 

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